Épître à Philémon

LA COMPASSION POUR UN ESCLAVE CONVERTI

C’est une lettre brève de Paul avec un seul chapitre de 25 versets. Il a écrit cette lettre à un frère riche, Philémon. Apphia (1:2) était probablement sa femme. Archippe, dont nous avons parlé dans Colossiens 4:17, était probablement son fils. Philémon a probablement vécu à Colosses. Il était probablement un ancien dans cette église et l’église se réunissait probablement dans sa maison. Il y a certaines belles choses que nous voyons dans cette lettre brève.

Tout d’abord, Paul dit, « Je rends continuellement grâces à mon Dieu, faisant mention de toi dans mes prières ». C’est un grand encouragement pour tout le monde de savoir qu’un serviteur de Dieu prie pour nous. Nous prions pour ceux que nous aimons. Si vous regardez la liste des personnes pour qui vous priez, vous verrez que vous les aimez tous. Il y a beaucoup d’autres personnes que nous n’aimons pas autant et donc nous ne prions pas pour eux. Nous sommes humains, nous ne pouvons donc pas aimer tout le monde de la même façon. Paul aimait Philémon et priait pour lui. Philémon a dû être grandement encouragé de savoir que ce grand apôtre Paul trouvait du temps pour prier pour lui, Paul continue en disant, « je suis informé de la foi que tu as au Seigneur Jésus et de ta charité pour tous les saints » (1:5). Paul n’était pas en train de le flatter. Paul ne flattait jamais. Il l’encourageait avec des mots d’appréciation – une habitude pieuse que nous devons tous apprendre de Paul.

1. UN PLAIDOYER POUR ONÉSIME

Philémon était un homme pieux, et il était très hospitalier envers beaucoup de croyants pauvres qui venaient dans sa maison. Paul a continué en faisant sa demande. Il a dit, « bien que j'aie en Christ toute liberté de te prescrire ce qui est convenable, c'est de préférence au nom de la charité que je t'adresse une prière » (1:8). Paul est maintenant un homme âgé et en prison à cause de l’évangile et sa seule requête envers Philémon est qu’il manifeste de la bienveillance envers Onésime que Paul avait gagné pour le Seigneur en étant en prison (1:10). Il rappelle à Philémon qu’il doit sa vie à Paul (1:19). Philémon avait été sauvé grâce au ministère de Paul. C’est pourquoi Paul aurait pu lui ordonner de faire quelque chose. Mais il ne le fait pas. Il le supplie plutôt. Voyez la grâce de ce puissant serviteur de Dieu – un merveilleux exemple à suivre pour chacun d’entre nous. Les personnes qui sont converties à travers notre ministère nous respectent si grandement qu’ils pourraient être prêts à tout faire pour nous. Je connais des personnes comme cela qui sont même prêtes à donner leur vie pour moi. Si je leur ordonne de faire quelque chose, ils le feront. Mais je ne leur ordonnerai jamais de faire quelque chose. Je les supplierai. C’est la façon dont un véritable serviteur de Dieu agit. Il ne profite jamais de son autorité. Apprenons tous à être gracieux, comme l’était Paul.

Que voulait Paul de Philémon ? Onésime était son esclave qui avait fui et était parti pour Rome. Là-bas, sous la souveraineté de Dieu, il est rentré en contact avec Paul et s’est converti.

En ce temps, si un esclave s’échappait de son maître, la loi permettait au maître de le tuer lorsqu’il le retrouvait. Les esclaves n’avaient aucun droit ces jours-là. Quand Paul a demandé à Philémon une faveur, il n’était pas en train de demander quelque chose pour lui-même. Il demandait une faveur pour quelqu’un d’autre. Il était un homme pieux qui n’aurait jamais demandé une faveur pour lui-même. Il a dit à Philémon que lorsqu’Onésime lui reviendrait, il reviendrait en tant que frère en Christ. Précédemment, il n’était qu’un esclave. Maintenant il est également un frère (1:15). Paul supplie Philémon d’accepter Onésime en tant que frère. Le nom Onésime signifie « Utile » - et Paul dit qu’il sera réellement utile à Philémon maintenant.

Paul dit essentiellement à Philémon ceci : « Supposons que tu me voies venir vers ta maison, comment me recevras-tu ? S’il te plait, reçoit Onésime exactement de la même façon ». Cela nous rappelle comment Jésus parle du Père. « Père, cet enfant a quitté la maison, a vécu dans le péché et a vécu une vie sans Dieu. Mais je l’ai trouvé et je l’ai ramené. S’il te plait, accepte-le, comme tu m’acceptes ». Et c’est comme cela que nous sommes acceptés. Le Père nous aime et nous accepte maintenant, de la même façon qu’il a aimé et accepté Jésus (Jean 17:23).

Ensuite Paul dit, « s'il t'a fait du tort ou te doit quelque chose, mets-le sur mon compte. Moi Paul, je l'écris de ma propre main, je te rembourserai ». Et c’est ce que Jésus a également dit, « mettez ces péchés qu’il a commis sur mon compte ». C’est l’attitude de tout homme pieux : « Mettez cela sur mon compte, je rembourserai tout ce qu’il vous doit ». Quelle attitude il est bon d’avoir pour aider un homme que Paul avait conduit au Seigneur. Voici un prédicateur qui, au lieu de demande de l’argent pour lui-même, offre de l’argent à un croyant ! Avez-vous déjà vu un prédicateur comme cela ?

Rappelez-vous que Paul n’était pas un homme riche obtenant de l’agent des églises. Mais avec le peu qu’il avait gagné en fabriquant des tentes, il a dit à Onésime, « Je t’aiderai avec ce que j’ai. Je t’aiderai à effacer tes dettes ». Quel exemple ! Si seulement nous avions plus de prédicateurs désireux d’aider les personnes pauvres plutôt que de collecter de l’argent des personnes pauvres, quelle christianité différente ce monde aurait vue.

2. SE CONCENTRER SUR L’APPEL DE DIEU

Paul était raisonnable. Il n’a pas demandé à Philémon de partager ses biens avec Onésime. Non. Car Onésime était toujours un esclave. Paul n’a pas fait une croisade contre l’esclavage en ce temps. Il avait le discernement du Saint-Esprit pour savoir que le temps n’était pas encore mûr pour cela. Si Paul avait commencé une croisade contre l’esclavage, il n’aurait pas pu se concentrer sur les écritures ni bâtir l’église.

Faire une croisade contre l’esclavage est une bonne chose. Mais Paul savait que ce n’était pas son appel. Certaines personnes sont appelées à faire cela. Le président américain Abraham Lincoln l’a fait plusieurs siècles plus tard. Le bien peut souvent être l’ennemi du meilleur. Paul cherchait à comprendre la pensée de Dieu dans son ministère et il savait que Dieu l’avait appelé à faire quelque chose de mieux que le service social – qui n’aide les gens que dans ce monde. Paul savait que Dieu l’avait appelé à faire des disciples et à bâtir l’église – parce que cela porterait des résultats éternels.

C’est une chose dont nous devons nous rappeler aujourd’hui également. Vous pouvez vous occuper de certaines causes sociales ou de la théologie de la libération – tout cela peut être bon pour aider les gens dans cette vie terrestre. Mais en étant ainsi occupé par une bonne chose, vous pouvez rater le meilleur que Dieu souhaite que vous fassiez. La meilleure chose est de faire des disciples de Jésus-Christ et de bâtir son église.

Par la suite, chaque fois que l’église se réunissait dans la maison de Philémon, Onésime et lui étaient frères – Frère Onésime et Frère Philémon. Mais dès que la réunion de l’église était terminée, c’était Onésime l’esclave et Philémon le maître de nouveau. Quelle merveilleuse démonstration de la gloire de Christ c’était !

Le Seigneur n’est pas venu pour abolir toutes les distinctions sociales ou pour égaler la richesse de tous les Chrétiens. Il n’est pas venu pour que les riches distribuent leur richesse aux pauvres. C’est le Communisme – et la Chrétienté n’est pas le Communisme. Onésime et Philémon n’étaient pas égaux dans leurs rangs terrestres ou dans leurs privilèges ou dans leur richesse. Dans chacun de ces domaines, ils étaient différents l’un de l’autre durant toute leur vie terrestre. Mais ils étaient égaux et un en tant que frères en Christ. La lettre à Philémon est la portion de l’écriture inspirée qui enseigne clairement que le Saint-Esprit n’enseigne pas le Communisme – et qu’il ne veut pas que les Chrétiens deviennent Communistes.